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Je me souviens de tes yeux clairs, de ta peau dorée. De ton sourire quand nos yeux brillaient. Tu avais 20 ans quand la rue a commencé à te bouffer au hasard de jugements de passants pressés.


Quelques fringues, un carton. Avec une faute d'orthographe. Et ton putin de sourire.
Tu marchais au hasard du vent. On se retrouvait au hasard du temps. Tu souriais au hasard de tes sentiments. Un an passé que j'attend de te retrouver. Toi et ton foutu accent libanais. Je t'imagine marcher au hasard du vent. J'ai rêvé que l'on se retrouvait au hasard du temps. Et que tu souriais au hasard de tes sentiments. Je pense à toi. Il y a du soleil. Tu aimes ça le soleil. Tu avais 23 ans, quand la rue t'a bouffé au hasard du manque d'argent. Ce soir, j'entend encore ta voix qui résonne. Ce soir, j'attend encore que le téléphone sonne.



# Posté le vendredi 11 avril 2008 12:56

Modifié le dimanche 13 avril 2008 17:42

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